IN C

Artistes invités :

35 jeunes musiciens professionnels

Concert spatialisé pour orchestre

CONTEXTE
L’artiste Karim Noureldin a peint l’intégralité des murs et des plafonds du centre d’art. Le lieu entier, vide de tout objet, devient une installation totale à l’intérieur de laquelle les visiteurs pourront se promener et expérimenter la couleur et l’espace.

PROPOSITION
Dans ce cadre particulier d’exposition, le Centre d’art a proposé à l’Ensemble Vide d’investir l’espace à trois moments distincts et profiter de la place disponible pour réaliser des performances d’arts de la scène.
Profitant de cette chance, les deux curateurs de ce projet – Petra Krausz et Denis Schuler – ont désiré travailler sur les notions de spatialisation du son et de polyphonie. La première vise à créer des champs d’écoutes et des variations de perception lors du déplacement d’une source sonore ou du spectateur lui-même. La seconde peut prendre la forme de mélanges harmoniques, de mélanges de sources sonores avec des diffusions par haut-parleurs ainsi que des mélanges de sens avec des superpositions de textes littéraires lus à haute voix. Ce principe additif vise à expérimenter des perceptions augmentées, génératrices de sens et de poésie.

Pour réaliser ce projet, l’Ensemble Vide a décidé de faire participer des professionnels et des étudiants, créant une synergie et une dynamique de partage et de découverte. Avec des musiciens d’Yverdon et de Genève, des étudiants de la Haute école de musique de Lausanne ainsi que de la Manufacture, un élan est donné et c’est toute une région valdo-genevoise qui se trouve réunie.

IN C
In C est une œuvre du compositeur américain Terry Riley, écrite en 1964 pour un ensemble indéterminé d’environ 35 musiciens. Pendant environ une heure, chaque performeur joue la même suite de 53 formules mélodiques, mais chacune de ces formules peut être répétée autant de fois que l’on veut, de manière complètement indépendante. Dès le premier changement, l’on commencera alors à entendre une superposition de mélodies, qui ira en se complexifiant. Les notes utilisées créent une polyrythmie et une polyphonie spontanées, nuages sonores consonants. La forme de la pièce est ouverte, dans le sens où l’on ne connaît ni la durée, ni l’exacte superposition des mélodies avant la fin.

Les auditeurs peuvent se déplacer pendant le concert et découvrir d’innombrables combinaisons d’instruments et de notes. Avec la réverbération et l’éloignement plus ou moins grand des musiciens, la couleur de la musique – comme celle des murs peints – se transforme continuellement.

L’œuvre de Karim Noureldin et celle de Terry Riley fonctionnent en parallèle. Elles sont indépendantes mais leur présence simultanée rend possible des échanges, des transpirations et un développement poétique que chaque auditeur-spectateur peut expérimenter différemment.

Date : 2 mai 2015 - 19h30

Lieu : CACY - Centre d’art contemporain d’Yverdon - plan

Musique :
Terry Riley, In C (1962), pour ensemble

© ensemblevide