MISSING OBJECTS

Performance, musique, installation sonore et conférence dans un bunker romain

Les bunkers de Rome : réfléchir en négatif

Entre 1936 et 1939 Mussolini fait construire à Rome douze bunkers en correspondance de certains « bâtiments du pouvoir » préexistants : la demeure du Duce à Villa Torlonia, celle de son amante à Villa Camilluccia, la résidence des rois de Savoie à Villa Ada ainsi que le bunker de Palazzo Uffici à l’EUR – destiné à la protection des dirigeants de l’exposition universelle prévue pour l’année 1942 et qui n’aura jamais lieu à cause de l’éclatement de la II guerre mondiale – en sont quelque exemple.
L’étanchéité de ces espaces creux rappelle celle des monuments funéraires ou encore des cryptes en tissant une « analogie entre l’archétype funéraire et l’architecture militaire » (P. Virilio, Bunker archéologie, 1975).
Les bunkers de Rome sont les objets d’une archéologie moderne qui témoigne de l’exacerbation de la peur de l’autre. Ils peuvent devenir le vecteur d’un renversement théorique : ces lieux invisibles invitent à réfléchir en négatif, à imaginer un espace public de partage sans murs, sans limites et sans frontières.
Aujourd’hui, en 2013, l’Ensemble Vide descend sous terre et propose d’actualiser la problématique de ce vide, partant à la rencontre du caché. Le projet mélange disciplines artistiques et scientifiques, espérant créer de nouvelles connexions et se développe le temps d’un concert : danse, musique, conférence, installation rencontrent le public dans le bunker du Palazzo Valentini.

Date

Samedi 8 juin 2013

Lieu

Chiostro del Bramante
Via Arco della Pace, 5
00186 Roma, Italia

Conception

l’Ensemble Vide, sous la direction de Denis Schuler

Consultante

Noémie Etienne, historienne de l’art

Performeurs

Adaline Anobile, création danse & performance
Saria Convertino, accordéon
Rudy Decelière, création installation sonore
Lucia Piccioni, conférence, historienne de l’art

© ensemblevide