Adaline Anobile est née à Genève. Diplômée Master en Design Textile à l’École Nationale Supérieur des Arts Visuels de la Cambre à Bruxelles, en 2008 elle entreprend sa formation en danse et chorégraphie à la School of New Dance Development à Amsterdam, sous l’enseignement de Susan Rethorst, Robert Steijn et de Gonnie Hegger. Elle poursuit aujourd’hui sa recherche en performance et danse contemporaine abordant une réflexion sur les gestes, leurs contraintes et leurs contraires et les rapports que ceux-ci entretiennent avec la durée et la pensée via l’immédiateté du corps. En 2008, elle rencontre le chorégraphe Martin Nachbar et collabore sur les créations Living Room et Nach Hause (2011). Elle participe aujourd’hui à différentes collaborations aux États-Unis, en Allemagne et en Suisse. Elle a obtenu une bourse danceWEB 2010 sous la direction de Sarah Michaelson et Yasuko Yokoshi au Festival Impulstanz Vienne.

Saria Convertino est née à Mottola (Italie) en 1987. Elle commence ses études d’accordéon à clavier dès huit ans et passe à l’étude de l’accordéon à boutons en 2005, système chromatique, sous la direction de Massimiliano Pitocco au Conservatoire Santa Cecilia de Rome, où elle obtient brillamment son diplôme en 2008. En 2011 elle obtient dans le même établissement son diplôme de spécialisation. Elle se produit en tant que soliste et a participé à de nombreux concours en Italie et en Europe. Elle est actuellement professeure au Conservatoire Santa Cecilia de Rome et au Lycée de Musique D. Cotugno à l’Aquila.

Né en 1979 à Tassin-la-Demi-Lune (FR), Rudy Decelière vit et travaille à Genève. Il explore l’art sonore principalement par le médium de l’installation, proposant autant d’espaces extérieurs qu’intérieurs, dans une relation perpétuelle avec leurs milieux, leurs composantes architecturales et leurs paysages sonores natifs (Archipel 2003, Bex & Arts 2011, Abbatiale de Bellelay 2012, Musée Jenisch 2013). De son expérience parallèle de preneur de son pour le cinéma ou créateur sonore pour pièces interdisciplinaires découlent de multiples réflexions autour du son, ses espaces et les rapports ou limites que ces derniers entretiennent avec la musique, donnant lieu à des performances ou pièces multi-pistes diffusées en contextes prédéfinis. Enrichi de ses expériences cinématographiques, Rudy Decelière travaille principalement à base de sons concrets rendus parfois abstraits, mettant ainsi en jeu la limite perceptive de l’auditeur.

Historienne de l’art, Noémie Étienne vit et travaille entre Genève, Zurich et New York. Elle est l’auteur d’une thèse de doctorat intitulée La restauration des peintures à Paris, publiée aux Presses Universitaires de Rennes en 2012. Ses recherches portent sur les liens entre culture visuelle et culture matérielle, sur la notion d’objet, sur les rapports entre pratiques et théories, entre histoire de l’art et anthropologie, ou encore entre art, science et artisanat. Elle est aussi cofondatrice du festival interdisciplinaire nomade Eternal Tour (www.eternaltour.org) et prépare actuellement une résidence Pro Helvetia au Caire.

Diplômée en Lettres modernes - laurea - à l’université de Macerata (Italie), Lucia Piccioni obtient un Master 2 en Histoire de l’Art à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) de Paris. Elle y poursuit aujourd’hui un doctorat de recherche en cotutelle avec la Scola Normale Superiore de Pise. Ses recherches sur les implications identitaires du paysage et de la représentation de la figure humaine pendant le fascisme italien (1922-1943) ont pour objet de retracer les liens entre art et politique, questionnant ainsi la notion d’autonomie de l’art. Elle a été chargée d’études et de la recherche à l’Institut National d’Histoire de l’Art de Paris (INHA, 2008-2012) et chargée de cours en Histoire de l’art à l’université de la Sorbonne-Paris I.

Compositeur, musicien et curateur, Denis Schuler explore le « terrain » musical. Il puise un matériau dans des domaines aussi variés que la musique traditionnelle, l’improvisation ou la musique dite savante occidentale, confronte et réunit des influences multiples et rend possible l’émergence d’un discours personnel. À travers l’étude du rythme et de la matière sonore, son travail explore les conditions limites de l’écoute, particulièrement en direction du silence. La musique proposée par Denis Schuler appelle à une concentration particulière où l’oreille doit souvent se tendre, captant le souffle et les bruits. Il propose des espaces de réception sonore qui permettent aux musiciens d’envisager un nouveau rapport avec les auditeurs et à ces derniers d’envisager l’écoute différemment. Né à Genève, Denis Schuler étudie la batterie en privé, puis la percussion classique à la Haute Ecole de Musique de Genève où il passe un diplôme d’enseignement. Il étudie ensuite la composition avec Nicolas Bolens, Eric Gaudibert, Michael Jarrell et Emanuel Nunes.