Matka est un ensemble de musique contemporaine fondé en 2012, à Genève, par de jeunes interprètes, compositeurs, musicologues et techniciens de différents pays, issus pour la plupart de la Haute École de Musique. L’ensemble est mu par une constante recherche autour de la création musicale, enrichie par une réflexion sur la contextualité du concert et une ouverture vers d’autres formes d’expression artistique. L’ensemble a déjà à son actif une dizaine de concerts à Genève (Haute Ecole de Musique, galerie Le Labo, Musée d’Art et d’Histoire, Villa Dutoit, festival Les Athénéennes), une résidence à la Fonderie Kugler et une collaboration avec le festival Mixtur de Barcelone. Les projets futurs s’articulent dans le prolongement de ce début prometteur et s’inscrivent dans une programmation à long terme, dont l’un des points forts sera une résidence annuelle à l’usine Kugler, lieu de rencontre des arts et des cultures alternatives à Genève, où Matka aura la possibilité de mettre en place des collaborations avec le monde de l’art visuel et de la performance. Conjuguant implantation locale et collaborations internationales, fidèle à son esprit d’ouverture, Matka projette de nombreuses collaborations avec des artistes, ensembles et festivals à l’étranger. Ainsi, le compositeur et santuriste iranien Karen Keyhani sera invité à l’automne 2013 pour un concert mêlant musique traditionnelle persane et création traditionnelle, qui débouchera sur une invitation pour l’ensemble à se produire en Iran au printemps 2014. Dans le même esprit, Matka collaborera avec les ensembles Links et Nikel au cours des deux années à venir, pour donner lieu à des projets en co-production.

Né en Guadeloupe, Yannis François a commencé sa carrière comme danseur après avoir été formé par Léna Blou. En 2000 il entre à l’École Atelier Rudra Béjart à Lausanne puis intègre la compagnie de Maurice Béjart. Sa voix est remarquée par ce dernier qui l’encourage vivement à mener une carrière de chanteur en parallèle à celle de danseur. En juin 2010 il finit son Master of Arts à la Haute-École de Musique de Lausanne, dans la classe de Gary Magby. À l’opéra et en concert, Yannis François a interprété Figaro de Mozart, Curio dans Giulio Cesare aux côtés d’Andreas Scholl, Don Alfonso dans Cosi fan tutte, Seneca dans L’incoronazione di Poppea, Nettuno dans La liberazione di Ruggiero de Caccini, le rôle-titre dans Don Giovanni de Mozart, etc. Il s’apprête à travailler avec Jordi Savall à Barcelone et au Château de Versailles puis fera partie de la 20ème Académie Baroque d’Ambronay et y chantera le rôle de Plutone dans l’Orfeo de Monteverdi sous la direction de Leonardo García Alarcón. Il est soliste sous la direction de chefs renommés tels que Ottavio Dantone, Jésus López Cobos, Leonardo García Alarcón, Gabriel Garrido, Christina Pluhar et son ensemble L’Arpeggiata, Paul Agnew et dans des lieux tels que l’Exposition Universelle de Shanghai, le Projet Eternal Tour en tournée de New-York à Las Vegas, l’Opéra Comique de Paris, le Victoria Hall à Genève, l’Opéra de Lausanne, Opera Narodowa en Pologne, La Casa da Musica a Porto, Beiteddine Art Festival au Liban. Étant passionné de recherche musicale, Yannis François construit une bibliothèque de partitions et manuscrits baroques et pré-classiques.

Après des études de violoncelle et de musicologie au Conservatoire de Genève et à l’Université, Elena Schwarz se consacre à la direction d’orchestre, obtenant un Master en interprétation spécialisée à la Haute Ecole de Musique de Genève dans la classe de Laurent Gay. Elle est lauréate du prix du Conseil d’Etat de Genève et a été choisie parmi six jeunes artistes Suisses pour devenir boursière de la fondation Ernst Goehner. Parallèlement à sa formation au conservatoire, elle participe régulièrement à des Master Classes auprès de chefs reconnus tels que Jesús López-Cobos, Marc Minkowski, Michael Luig, Douglas Bostock, David Reiland, Jean-Philippe Wurtz et Peter Eötvös. En février 2012, elle est l’assistante du Maestro Franco Trinca au Théâtre de Bienne-Soleure pour la production de « I Puritani » de Vincenzo Bellini. Passionnée par la musique contemporaine, elle crée de nombreuses œuvres de jeunes compositeurs et participe à la fondation de l’ensemble de musique contemporaine Matka, dont elle est chef d’orchestre titulaire. Elle poursuit actuellement des études post-grades de direction contemporaine auprès d’Arturo Tamayo au Conservatorio della Svizzera Italiana (Lugano, Suisse), en parallèle à un Master en théorie (orientation recherche) à la Haute Ecole de Musique de Genève et sera intégrée, à partir de l’automne 2013, au Conductor Development Program de Symphony Services International.

La filière préprofessionnelle CEGM regroupe les élèves motivés et talentueux des écoles de musique genevoises, qui mènent de front la pratique de la musique intensive et la poursuite de leur parcours scolaire afin d’obtenir leur titre de maturité, indispensable pour accéder aux hautes écoles de musique. Chaque année la CEGM – Confédération des écoles genevoises de musique, rythmique Jaques-Dalcroze, danse et théâtre – organise des projets de groupe et fait travailler ensemble les jeunes musiciens. Loin de n’être qu’un travail d’atelier, les diverses formations se présentent régulièrement en public et acquièrent ainsi de solides bases qui leur permettront, d’une part d’apprendre à jouer avec d’autres et d’autre part à mieux comprendre ce qu’est la réalité de ce métier.

Jonathan O’Hear est formé comme réalisateur à Vancouver dans les années 80 où il prend goût à manipuler la lumière, le son et la vidéo dans des contextes variés.
Né en Angleterre, il grandit en Suisse et ailleurs en menant une vie relativement nomade jusqu’en 2007. Actuellement, il vit en Suisse où il travaille principalement en tant qu’éclairagiste de spectacles. En 2013 il participe à l’exposition de groupe « Lumières », à la Villa Bernasconi et s’engage conjointement avec Foofwa d’Imobilité à la direction artistique et organisationnelle de la Cie Neopost Foofwa.
Son travail évolue autour de trois thèmes principaux : la lumière en tant que médium artistique, la technologie et l’interférence humaine et les objets éclairants. Il s’intéresse aux limites imposées par l’utilisation de nouvelles technologies dans l’expression de la lumière. En particulier il les soumet à des interférences organiques dans l’idée que l’imperfection biologique peut transcender les limites de la technologie. Ses collaborations récentes incluent les chorégraphes Foofwa d’Imobilité, Marie-Caroline Hominal, Prisca Harsch et le sculpteur Martin Rautenstrauch. Il donne aussi des workshops sur l’usage de la lumière en tant que moyen d’expression artistique, soutenu par Pro Helvetia (Pays Bas, Inde, Afrique du Sud et Mozambique). 2013 marque sa première exposition d’art contemporain.

Né à Salford en 1934, Peter Maxwell Davies a étudié au Royal Manchester College of Music de 1952 à 1957, puis à l’Université de Manchester avant de se perfectionner à Rome avec Goffredo Petrassi jusqu’en 1959. Il est ensuite directeur du département de musique de la Cirencester Grammar School de 1959 à 1962 où ses méthodes pédagogiques destinées aux jeunes enfants sont remarquées. En 1967, il fonde avec Harrison Birtwistle l’ensemble des Pierrot Players qui deviendra Fires of London en 1970. Pour cette formation, il va écrire une série d’œuvres théâtrales, souvent violentes et provocatives. Il s’installe en Écosse dans l’Archipel des Orcades (Orkney Islands) et sa musique prend dès lors un tour plus lyrique, plus ample et serein. En 1971, il écrit la musique pour deux films de Ken Russell : The Devils et The Boy friend. En 1977 il fonde le festival de Saint-Magnus dans les Orcades puis dirige à partir de 1979 la Dartington Summer School of Music jusqu’en 1984. De 1992 à 2002, il est chef associé pour l’Orchestre Philharmonique de la BBC à Manchester. En 2004, il a été nommé pour dix ans Maître de musique de la reine.