Adaline Anobile, danseuse, est née à Genève. Elle étudie à l’Ecole Nationale Supérieur des Arts Visuels de la Cambre à Bruxelles (2003-2008). Diplômée Master en Design Textile, Adaline poursuit aujourd’hui sa recherche en danse contemporaine. Celle-ci aborde une réflexion portant sur l’univocité de l’être et ses rapports au corps via l’improvisation et la performance. C’est en 2008 qu’elle entreprend sa formation en danse et en chorégraphie à the School of New Dance Development (SNDO) à Amsterdam, où elle suit notamment l’enseignement de Susan Rethorst, Robert Steijn et Gonnie Hegger. C’est aussi à Amsterdam qu’elle est ammenée à rencontrer le chorégraphe Martin Nachbar et à collaborer sur ’Living Room’. Elle rejoindra la création ’Nach Hause’ présenté en 2011 à Düsseldorf et Essen, en Allemagne. Adaline recoit le DanceWEB Scholarship 2010 sous la direction de Sarah Michaelson et Yasuko Yokoshi, à Impulstanz Festival Vienne.

Daphné Bengoa, née en 1981, est une photographe formée en communication visuelle à l’ECAL (Ecole Cantonale d’Art de Lausanne) dont elle sort diplômée en 2004. Elle entame ensuite une double démarche professionnelle avec, d’une part, un développement de son travail photographique à partir de ses premières rencontres avec des travailleurs dans la région de Guernica, au Pays Basque et d’autre part en se confrontant à l’industrie de la photographie publicitaire en travaillant comme assistante technique pour des photographes internationaux.
Le travail personnel de Daphné s’inscrit depuis plusieurs années dans une démarche de photographie documentariste. Liés de près ou de loin à ses origines grecque et basque, ses voyages sont pour elle une manière de questionner la notion de racine et d’appartenance à un peuple, une culture. Elle cherche dans le quotidien des traces de ce lien, le fil conducteur qui réunit, parfois même des peuples entre eux, à l’image des deux derniers projets réalisés entre l’Arménie et la Grèce.
Aujourd’hui Daphné travaille à Paris, où elle exerce à la fois l’activité d’agent pour un photographe dans le monde de la publicité, et finalise les projets réalisés jusqu’ici. En particulier pour celui de l’Arménie, elle prépare un projet d’édition. Pour les projets en cours et à venir, elle réalise un documentaire sur la route de l’olive, parcours qu’elle a entamé en Grèce en août puis en Palestine en décembre passé.

Donatella Bernardi est née en 1976, elle vit et travaille entre Genève et Stockholm où elle est professeure au Royal Institute of Art (Kungliga Konsthögskolan) depuis janvier 2010. Après avoir terminé en parallèle l’Ecole supérieure des Beaux-arts de Genève et la Hochschule für bildende Künste de Hambourg (2001), elle complète sa formation par un master en histoire de l’art et philosophie (2006) à l’Université de Genève. Boursière de l’Institut Suisse de Rome pendant deux ans (2006/08), elle a développé jusqu’ici un travail de curatrice (Forde, Genève, 2002/04, Wunder Stanza, Zorro & Bernardo, Post Tenebras Luxe, Musée Rath, 2009), d’éditrice (Décorum, supplément au Kunst-Bulletin, 10 numéros, 2005-07), d’artiste et de critique (depuis 2004, elle est membre de l’AICA (Association Internationale des Critiques d’Art, section suisse). En 2008/09, elle bénéficie d’une bourse de Fine Art Researcher à la Jan van Eyck Academie de Maastricht. Elle a achevé en 2009 son premier long-métrage Les héritiers de la Comtesse, un film documentaire de création (Box Productions, Thierry Spicher et Elena Tatti). Depuis 2007, elle est membre fondatrice de l’association Eternal Tour. Artiste et chercheuse érudite, Donatella Bernardi a écrit de nombreux articles dans diverses publications dont Post Tenebras Luxe (Ed. Labor et Fides, 2009) et XZY, Eternal Tour 2009 (Ed. Gilles Attinger SA, 2009). Par ailleurs, elle a rédigé les scénarios de ses films (courts et moyens métrages de fiction et d’essai, d’un long-métrage documentaire ainsi qu’un long-métrage de fiction en cours de développement (cf. filmographie détaillée), ainsi que les scripts de la série de performance Retourner sa veste pour Zorro & Bernardo (cf. Voltagabbanna / Scarlatti forever).

Gilda Bouchat, née à Zürich en 1976, est docteure en philosophie de la Sorbonne et de l’Université de Lausanne. Sa dissertation doctorale, écrite sous la direction de Jacqueline Lichtenstein et Raphaël Célis, s’intitule Métaphysique de l’Art et esthétiques du goût. Une lecture dialogique d’A. G. Baumgarten. Elle a étudié la philosophie, l’esthétique et l’histoire de l’art à Lausanne, Vienne et Paris. Elle a occupé un poste d’assistante de recherche durant cinq ans à Lausanne où elle a également enseigné. Avec Noémie Etienne, elle a organisé et dirigé un séminaire interdisciplinaire à l’Université de Genève. Son champ d’investigation porte sur la généalogie critique des concepts esthétiques, les implications politiques de l’art, la question du pouvoir des images ainsi que celle des rapports entre texte et image. Organisatrice d’un colloque en esthétique, elle est aussi auteure de plusieurs articles, destinés à différents publics. Elle est lauréate de plusieurs bourses et prix, dont celui de la Faculté des lettres de l’Université de Lausanne (2006) et le Prix 18e siècle 2010 (SFEDS).

Louise Dahl-Lindvall, artiste et performeuse née en 1983 à Madesjö en Suède. Elle étudie actuellement au Royal Institute of Art de Stockholm. En tant que jeune artiste elle développe un corpus de travaux en lien avec l’héritage du mouvement Fluxus suédois. Elle réalise des sculptures, des installations ainsi que des performances, utilisant régulièrement un pole dance.

Rudy Decelière, artiste né en 1979 à Tassin-la-Demi-Lune (FR), vit et travaille à Genève. Il explore l’art sonore principalement par le médium de l’installation, proposant autant d’espaces extérieurs qu’intérieurs, en perpétuel regard avec leurs situations, leurs composantes architecturales et leurs paysages sonores natifs. De sa qualité parallèle de preneur de son pour le cinéma ou créateur sonore pour pièces interdisciplinaires découlent de multiples réflexions autour du son, son espace et les rapports ou limites que ces derniers entretiennent avec la musique, donnant lieu à des performances ou pièces multi-pistes diffusées en circonstance. Enrichi de ses expériences cinématographiques, Rudy Decelière travaille principalement à base de sons concrets rendus variablement abstraits, mettant ainsi en jeu la limite perceptive de l’auditeur.

Noémie Etienne, docteure en histoire de l’art, née en 1981, boursière de la Mellon Foundation, elle enseigne l’histoire de l’art à l’Institute of Fine Arts (New York University). Elle a écrit, en cotutelle avec l’Université Paris 1, un doctorat sur la restauration des peintures à Paris entre 1750 et 1815. Elle a obtenu pour 2008-2009 une bourse de jeune chercheuse du Fond National Suisse. Depuis 2006, elle participe à de nombreux colloques internationaux. Elle organise en 2009 une journée d’étude sur l’histoire de la restauration à l’INHA (Paris). Elle côtoie aussi le monde des musées : elle a fait un stage à la Conservation du Musée d’Orsay en 2005 et a collaboré à l’exposition « La Renaissance italienne » à la Fondation Bodmer en 2006. Depuis 2007, elle est membre fondatrice de l’association Eternal Tour. Lauréate du prix Kiwanis pour jeunes auteurs, rédactrice au Magazine Profil depuis 2005, et auteure de nombreux articles spécialisés ou destinés à un large public, Noémie Etienne a une activité d’écriture depuis de nombreuses années.

Yannis François, danseur et chanteur né en Guadeloupe, a commencé sa carrière comme danseur. En 2000 il entre à l’École Atelier Rudra Béjart à Lausanne puis intègre la compagnie de Maurice Béjart. Pendant les leçons de chant qui font partie du cursus de l’École Rudra, sa voix fût remarquée par Maurice Béjart et ce dernier l’encourage vivement à mener une carrière de chanteur en parallèle à celle de danseur. En juin 2010 il fini son Master of Arts au Conservatoire de Lausanne, dans la classe de Gary Magby.
À l’opéra, Yannis à interprété Figaro de Mozart à Saint-Louis, Giuseppe dans La Traviata et Curio dans Giulio Cesare aux côtés d’ Andreas Scholl (Ottavio Dantone) à l’Opéra de Lausanne et Peter Quince dans Midsummer night’s dream. Ses autres rôles à l’opéra incluent : Don Alfonso dans Cosi fan tutte, Seneca dans L’incoronazione di(Poppea ?), Nettuno et danseur dans la liberazione di Ruggiero de Francesca Caccini, Radamanto et danseur dans l’Euridice de Peri. Il a chanté récemment le rôle titre dans Don Giovanni de Mozart et, fin 2010, il est invité comme baryton solo et danseur pour une tournée européenne avec le European Union Baroque Orchestra sous la direction de Christina Pluhar. Il a travaillé entre autres avec Jesús López Cobos, Elsa Naouri-Rooke, François Rochaix, Leonardo García Alarcón, Gabriel Garrido, Christina Pluhar, Giorgio Paronuzzi, Ton Koopman et Ivan Törzs.
Afin de satisfaire sa perpétuelle envie de bouger, il accepte encore régulièrement des engagements de danse et collabore dans des structures comme l’opéra de Dijon, le Grand Théâtre de Genève et l’opéra de Lausnne, avec, entre autres, Cisco Aznar et Yannis Kokkos. Passionné de recherche musicale, Yannis construit une bibliothèque de partitions et manuscrits baroques et pré-classiques.
Ses projets pour 2012 incluent la création du rôle-titre de Jeckyll de Raoul Lay avec l’Ensemble Télémaque à Marseille, la basse solo dans le Requiem de Mozart à Romainmôtier et le rôle de Melisso dans Alcina de Haendel à Sion.

Anne-Laure Kénol, chanteuse, entame sa formation musicale avec le piano puis passe une Licence de Rythmique Jaques-Dalcroze à Genève. Elle entre ensuite au Conservatoire de Lausanne où elle obtient un Diplôme de Concert de Chant avec félicitations. Pendant ses études de chant, elle fait de nombreux concerts avec l’Ensemble vocal de Lausanne dirigé par M. Corboz, puis en soliste en interprétant des œuvres majeures de Brahms, Britten, Mendelssohn, Schumann, Hayden, Chostaovitch, Orff, Villa-Lobos, entre autres. Anne-Laure Kénol commence la scène lyrique en soliste grâce à l’Atelier Lyrique du Conservatoire de Lausanne où elle interprète Belinda dans “Dido and Aeneas” de Purcell et le rôle de la Coloratura dans “Postcard from Morocco” d’Argento à l’Opéra de Lausanne. Elle chante aussi à l’Opéra de Fribourg dans “Le Roi Pausole” de Honegger et au Théâtre de l’Alhambra le rôle d’Euridice dans “Orphée aux Enfers” d’Offenbach avec la Compagnie de Quat’Sous à Genève. Après ses études, elle part en Autriche où elle chantera le rôle titre dans “La finta giardiniera” de Mozart à l’Opéra de Chambre de Vienne pour de nombreuses représentations. Elle tourne ensuite un moyen-métrage à Berlin dans le rôle principale d’une chanteuse lyrique : “Fortuna Berlin” de Donatella Bernardi. Le film a été sélectionné dans les festivals de plusieurs pays en Europe et au Brésil. Elle poursuit actuellement une carrière de soliste et se produit dans divers salles dont l’Opéra de Lausanne, l’Opéra Français de New York, le Théâtre du Châtelet et le Festival d’Avignon. Elle travaille avec des directeurs tels qu’Yves Abel et Jean Winiger. Anne-Laure Kénol se consacre aussi à l’enseignement et est actuellement professeur de formation musicale au Conservatoire de Paris.

Marc Ruchmann

Denis Schuler, compositeur qui, à l’image de son parcours riche et atypique, explore le « terrain » musical. Il puise un matériau dans des domaines aussi variés que la musique traditionnelle, l’improvisation ou la musique dite « savante » occidentale, confronte et réunit des influences multiples et rend possible l’émergence d’un discours personnel. À travers l’étude du rythme et de la matière sonore, son travail explore les conditions limites de l’écoute, particulièrement en direction du silence. La musique proposée par Denis Schuler appelle à une concentration particulière où l’oreille doit souvent se tendre, captant le souffle et les bruits. Elle incite à une écoute engagée.
Ses compositions ont été commandées et créées par l’Orchestre de Chambre de Genève, les ensembles Vortex, Nederland Kamerkoor, Tetraflûtes, Le Concert Impromptu, quatuor Bela, Ilôrkestra et l’Ensemble Vide. Il a été soutenu par l’Association Suisse des Musiciens, la Fondation Henneberger-Mercier, la Fondation Nicati-de Luze, la Fondation Patiño, la Fondation Suisa pour la musique, le Fonds Culturel de l’Office Fédéral de la Culture, ainsi que de la Ville et de l’Etat de Genève. Il a également créé plusieurs musiques de spectacle pour le Schauspielhaus à Zurich, le Tojo à Berne, le Théâtre de Carouge, le Théâtre du Grütli à Genève et compose pour des documentaires télévisés (Le jeu de la mort, diffusé en mars 2010 sur France 2). En parallèle, il se consacre aux musiques actuelles en tant que batteur et percussionniste. Il participe à de nombreuses formations dont le groupe Fantazio Gang de Paris et The Dead Brothers (jusqu’en 2003), ainsi qu’aux musiques improvisées.
Denis Schuler est actuellement membre résident à l’Institut Suisse de Rome pour l’année académique 2010-2011. Son projet inclut un travail de composition et l’organisation de concerts, en partenariat avec des compositeurs, ensembles et musiciens italiens et suisses, dont l’Ensemble Vocal de Poche et l’Ensemble Vide.