Blue Electricity
À quoi ressemble l’odeur de l’électricité bleue ? Le mystère plane. Ce qui est certain : le compositeur italien Vittorio Montalti a repris cette phrase de Fahrenheit 451, roman dystopique de l’écrivain Ray Bradbury. Fasciné par la volonté du protagoniste Guy Montag de changer le cours du temps, il compose une musique toute en tension. En filigrane apparaissent les thématiques de surveillance technologique massive et la perte de liberté qui s’en suit. L’omniprésence des percussions métalliques brutes (freins à disque, plaques, poêles) combinée aux textures électroniques vise à recréer cette atmosphère étouffante et électrique propre au livre.
À travers une recherche de sonorités mêlant percussions, objets du quotidien et dispositifs électroniques, la pièce brouille les frontières entre sons acoustiques et sons transformés. Sa dimension technologique ne se limite pas au traitement sonore : une mise en lumière réactive, directement liée aux battements, aux dynamiques et aux gestes percussifs, accompagne la performance. Elle devient ainsi un élément dramaturgique à part entière, établissant un dialogue entre le visible et l’audible, entre le corps des performeur·euses – 4 percussionnistes d’Eklekto et le compositeur – et l’espace scénique.
Présentée dans un contexte industriel, au bâtiment Arcoop à Carouge, l’architecture brute et fonctionnelle dialogue avec l’esthétique sonore et lumineuse de la pièce. Elle invite le public à une expérience collective immersive.
Vittorio Montalti – Composition et diffusion
Eklekto
Romane Bouffioux – Percussion
Louis Delignon – Percussion
Corentin Marillier – Percussion
Fabien Perreau – Percussion
26 septembre 2026, 21h
env. 55 minutes
Bâtiment ARCOOP
Rue des Noirettes 32, 1227 Carouge, Suisse
The Smell of Blue Electricity (2021) – pour quatre percussionnistes, live electronics et lumières
Eklekto
Jean-Baptiste Bosshard
Alessandra Domingues
Nipam Patel / UC Berkeley